La vie quotidienne
à Thionck-Essyl
La vie au village

Le manque de revenus ne favorise pas le commerce : les petites boutiques jusqu’ici limitées tendent à se multiplier. L’argent liquide provient de la vente des mangues et des oranges mais surtout des expatriés nombreux en Europe et en Amérique du Nord.
Le riz reste la base d’une économie vivrière. D’où l’importance des pluies pour assurer une bonne récolte. Malgré tout, le village n’arrive pas à faire la soudure et les familles doivent souvent acheter du riz.

Victimes de leur isolement géographique, les essyliens souffrent d’une certaine précarité médicale. Cependant, un hôpital de district avec un bloc opératoire est désormais opérationnel mais le manque de personnel est patent. La politique sénégalaise de lutte contre la malaria porte ses fruits ; les cas de paludisme, fléau local, sont en net recul.
Côté services, il existe une petite banque, une poste, une pharmacie, une gendarmerie et le téléphone portable a envahi le quotidien à grande vitesse !
Le taux de scolarisation n’est pas négligeable même si les infrastructures scolaires sont nettement insuffisantes : 4 écoles primaires surchargées, un collège catholique, un collège public, un lycée avec des effectifs pléthoriques. Depuis quelques années, en partie grâce à notre association et aux enseignants bénévoles d’ESTEL, les nombreux élèves déscolarisés sont pris en charge.
