Comptes-rendus de
voyages
Témoignages
Lors d’une petite réception à l’école Mambouna Diatta, nous avons remis au responsable devant l’équipe enseignante et un représentant des parents d’élèves l’argent récolté par l’action de solidarité des enfants de Mesquer. Les citronniers et orangers plantés il y a deux ans ont bien poussé (chaque classe est responsable de son arbre). En même temps, nous avons visité la classe maternelle et celle de CM1.
Le directeur nous a remis un projet de poulailler scolaire qui serait installé près du potager, toujours dans le but d’améliorer l’ordinaire de la cantine et de dégager un petit bénéfice pour la coopérative scolaire.
Le campement Abeukoum est toujours un lieu idéal pour se reposer en pleine nature au bord des rizières. Bonis, gérant du campement et membre fondateur de l’association, a apporté quelques améliorations : un mur de clôture presque terminé qui va empêcher les animaux de manger les arbustes ; une plantation de bougainvillées est prévue pour la prochaine saison des pluies ; il y a maintenant trois douches, trois toilettes et des moustiquaires à toutes les fenêtres ; les panneaux solaires subventionnés par l’association suffisent pour l’éclairage mais Bonis prévoit de nouveaux panneaux ainsi qu’un onduleur pour pouvoir installer un réfrigérateur. Pour que le campement soit vraiment rentable, il faudrait davantage de clients. Malheureusement, l’insécurité en Casamance, à notre avis abusivement amplifiée par les médias, nuit gravement au tourisme.
De nouveau, nous encourageons nos adhérents à faire le voyage pour découvrir la vie traditionnelle Diola. Jusqu’à maintenant, personne ne l’a regretté.
Marie-Annick, Maryvonne, Yves et François
Août 2013 :
Nous avons séjourné quelques jours en Août à « Abeukoum ». Avons été bien reçus par Bonis qui a fait son possible pour que tout se passe bien malgré notre manque d’organisation. C’était réconfortant de l’écouter et échanger avec lui, car vivre à l’africaine dans les familles n’est pas de tout repos (ceci dit, nous sommes au cœur de leur authenticité de vie). Pour moi, le campement a été un petit havre de sérénité et une parenthèse dans notre séjour pendant lequel quelques péripéties nous sont arrivées.
Marie Edith Raguin et Michel Gauvin
Février 2014 :
Superbes moments partagés dans le village de Thionck Essyl où nous avons pu, grâce à Bonis, découvrir les différents quartiers, les jardins cultivés, les marchés et différents lieux de récoltes et d’artisanat ; rencontrer les habitants de Thionck Essyl, participer à des fêtes et réunions familiales et bien entendu se rafraîchir sans modération chez Rabi et chez Blase, les deux bars du village dans une ambiance festive et conviviale ! Le
campement Abeukoum est un havre de paix, en bordure du village, entre la forêt sacrée où Thuram ne manquera pas de vous faire les récits des rites et croyances animistes, et les rizières où Modou veillera sur vous et vous présentera toutes les richesses de cette région située à l’embouchure du fleuve Diouloulou d’où Ibrahima naviguera merveilleusement bien vers les ïles de Kouba et de Carabane.
Je garde bien évidemment de très bons souvenirs de toutes les personnes rencontrées sur le campement : Emilie, Sony, Hibou, Comino … Enfin, c’est également par ce voyage que j’ai pu découvrir l’association, apprécier les liens d’amitié et mesurer l’importance des projets qui s’y construisent.
L’assemblée générale a été un véritable moment de partage entre les adhérents où chacun a pu réaliser un bilan des actions menées et exprimer ses été aussi l’occasion de fêter cet événement par un repas et des danses et de pouvoir échanger sur nos pays, nos façons de faire, de penser en montrant que malgré nos différences, nous partageons les mêmes valeurs humaines.
Marie Lelièvre Décembre 2019 :
Ce qui m’a fait très plaisir, c’est l’exploitation de la terre que j’ai observée avec un œil d’ancien agriculteur-éleveur de Brière
(Saint Nazaire)… L’eau, la pluie ou l’absence de pluie comme en
2019, les cultures sans résultat, les vergers, les jardins…
L’élevage des bêtes (en « bon état » et dociles) avec ses problèmes éternels de les contenir…
Malheureusement, la connaissance restera partielle puisque limitée à une saison. Il faudrait vivre un cycle ou tout au moins la saison des pluies, la saison de la culture…
La terre, les cultures, les bêtes… tout cela s’articule grâce aux
hommes et aux femmes du pays. Et là, je le dis avec une grande sincérité, ceux et celles de Thionck-Essyl ont été des plus accueillants que j’ai rencontrés en Afrique. Il faut dire aussi que l’association des amis de Thionck-Essyl a depuis des années cultivé le terrain.
Je pars avec un élan d’optimisme pour ce territoire rural d’Afrique.
André