Association Les Amis de Thionck-Essyl - retour à l'accueil

Difficultés économiques

Un grand village authentique

A Thionck-Essyl, pas de maison coloniale, pas d'immeubles, pas de pancartes de rues, pas de numéros, pas de goudron . Il n'est pas pensable non plus de posséder une automobile ; la distribution d'eau courante ne concerne qu’une partie de la population, l’unique château d’eau est vétuste,  le réseau électrique est peu fiable ; le bon vieux fer à repasser au charbon de bois est encore d’actualité!

A Thionck-Essyl, la femme est encore accroupie pour faire la cuisine ; c'est elle qui sera la première levée pour transporter l'eau sur la tête et le bois pour cuisiner ; elle est chargée de l’épandage, du repiquage et de la récolte du riz qu’elle transportera depuis les rizières . Au coeur de la vie domestique, elle déploie de grandes qualités d'organisation dans les assemblées de quartiers.

Les enfants, associés aux tâches quotidiennes, sont nombreux dans chaque famille et pleins de vitalité . La nourriture, partagée assis par classes d'âge autour du plat communautaire, est à base de riz. 40% de la population a moins de 20 ans On ne croise pas beaucoup de vieillards ! Les jeunes (15-35ans) constituent 62% de la population . Le problème pour ces derniers, c'est de pouvoir se trouver un avenir chez eux : l'oisiveté et l'exode les menacent .

Un sous-développement économique

Victimes de leur isolement géographique, les essyliens souffrent d’une certaine précarité médicale.  Cependant, un hôpital de district  avec un bloc opératoire est désormais opérationnel mais le manque de personnel est patent. La politique  sénégalaise de lutte contre la malaria porte ses fruits ; les cas de paludisme, fléau local, sont en net recul.

Le manque de revenus ne favorise pas le commerce : les petites boutiques jusqu’ici limitées tendent à se multiplier. Le ministère de l’économie, le 22 octobre 2010, a alloué une somme de 223.715.000CFA  pour la construction d’un marché central.

 

Il existe un centre bancaire, un service postal récent et le téléphone portable a envahi le quotidien.  
 
Le taux de scolarisation n'est pas négligeable, les infrastructures scolaires sont nettement insuffisantes : 4 écoles primaires surchargées (pour l'année 2009 Ecole de Secou-Mbary Djiba = 586 élèves / Directeur Nicolas BASSENE, Ecole Mambouna Diatta = 684 élèves /  Directeur Victor TENDENG, Ecole de Batine = 371 élèves / Directeur Youssouph DIEDHOU, Ecole de Kamanar  = 449 élèves / Directeur Doudou SARR), un collège catholique, un collège public, un lycée  avec des effectifs pléthoriques et dont la construction reste inachevée ! 
Le 8 avril 2010, le maire Amadou Sadio  déplorait publiquement que l’état sénégalais ne respecte pas ses engagements citant le lotissement non encore réalisé, la construction du lycée engagée en 2005 inachevée, le chantier de la brigade de gendarmerie abandonné. Entre les décisions et les réalisations le temps s’étire…