Association Les Amis de Thionck-Essyl - retour à l'accueil

Horizon 2007/2008

Année 2007

            Les membres de notre association n’ayant pu se rassembler en raison de contraintes particulières et géographiques, l’action sur le terrain en a pâti. Cela n’a pas entamé la détermination des collégiens  de Sainte Thérèse de St Nazaire fidèles à leur précieuse opération assiette de frites relayés par leurs homologues du collège St Jean-Baptiste de Guérande, eux aussi actifs pour la bonne cause des amis de Thionck Essyl.

             Cependant, la section essylienne est restée mobilisée : réunie en assemblée générale le 3 avril en présence de notre présidente Marie Lucas, elle s’est enrichie de nouveaux membres ; dans un esprit constructif, elle a débattu  des projets à nous soumettre, donnant la priorité aux micro-projets utiles à la communauté essylienne.

 

Année 2008

            En mars 2008, un séjour de deux membres de l’association, Marie-Chantal et Gilles D., a permis de mesurer l’évolution des conditions de vie  des  Essyliens mais aussi leurs difficultés aggravées par l’inflation des produits pétroliers. Thionck Essyl se désenclave peu à peu : de gros travaux routiers sont en cours pour améliorer les liaisons avec Bignona ; le nouveau bateau, l’Aline Sittoé Diatta, rigoureusement contrôlé, assure la liaison Ziguinchor-Dakar deux fois par semaine. Un bureau de poste existe enfin ! Un centre informatique créé sous l’impulsion d’une ONG de Barcelone a été ouvert à la mairie (cybercentre, initiation à l’informatique).

 Au niveau sanitaire, la mairie s’emploie à étendre les branchements au service d’eau. Les cases santé sont abandonnées : l’hôpital fonctionne, malheureusement avec un seul médecin, avec un service maternité bien tenu encadré par deux sages-femmes.

Au niveau éducatif, le lycée accueille maintenant les élèves de terminale. La commune accorde des priorités à l’alphabétisation des femmes, à la jeunesse, à la petite enfance (création d’une case de la petite enfance dans le cadre de l’éducation sanitaire).

Au niveau quotidien, une épicerie créée par les Essyliens de France apporte une sécurité alimentaire à certains ; fonctionnent aussi de petites boulangeries de quartier. La mauvaise récolte de riz complique  la vie des Essyliens qui ont vu le prix du sac de riz  doubler en trois ans ; une marche contre la faim a eu lieu à Dakar. Plusieurs femmes essyliennes aspirent à aller travailler dans les « exploitations » maraîchères espagnoles.

Au niveau des projets associatifs, les potagers scolaires restent entretenus par les écoliers. L’activité pêche est actuellement au point mort (moteur en panne, équipe dispersée). Les femmes continuent assidûment leur confection de batiks : la commercialisation reste problématique.

Les membres de la section française réunis le 16 août 2008 ont étudié les nombreux projets transmis par la section sénégalaise, trois d’entre eux retiennent actuellement l’attention : bar-cantine le long de la route principale, décortiqueuse de riz, transport de malades… La volonté est de soutenir les micro-projets, d’envisager des micro-crédits, de perpétuer ce qui est en place et de tenter de relancer la dynamique du projet pêche. D’autres associations s’activent en faveur des Essyliens : des perspectives de coordination d’action pour unir les énergies se dessinent, notamment avec l’association très active, médecine Aide et Présence.